• CCE-12 - Avant-propos

    > CCE-12   > Sommaire général   > Dossier à décharge 

    Touche d'ambiance : "à la loyale" ??


    Conséquence d'un accident de la circulation, je souffre de 3 entorses (cheville, genou, pouce). Grâce à cela, je suis cette semaine chez moi et non en déplacement. Grâce à cela, j'ai pu dégager un peu de temps pour constituer ce dossier au lieu de vaquer aux vaines occupations qui m'attendent.

    Malgré cela, je vous présente un dossier très bâclé, veuillez m'en excuser. D'autant plus bâclé que ma mise en accusation ne m'a été notifiée que le 7 mars, pour un procès programmé le 21 mars.

    Partant aux nouvelles, j'apprends que je suis vraiment mal informé, car "tout le monde le savait" depuis le 1er mars, date d'envoi des convocations accompagnées du dossier "à charge".

    Tout le monde… sauf les deux accusés. Eux qui, plus que tout autre, avaient à modifier leur emploi du temps pour être présents. Eux qui, plus que tout autre, avaient à prendre connaissance des griefs émis à leur encontre, à comprendre cette affaire et ses enjeux, à élaborer des réponses, à rassembler les pièces à l'appui, à mettre tout cela en forme, à le faire transmettre aux intéressés, à espérer que ceux-ci liraient, que cette lecture susciterait suffisamment d'intérêt pour que le débat ait lieu sur des bases un peu moins biaisées que ce qui était organisé - sans compter qu'entre temps, les pouvoirs en blanc étaient, comme toujours, adressés à la présidente.

    Certains diront qu'un petit coup de fil ou un mail ("Peux-tu bloquer la date du…") eût été le minimum à faire par correction, par courtoisie, par loyauté (c'est quoi, ça ?). D'autres apprécieront la manœuvre dans un "jeu" où tous les coups sont permis. Chacun ses valeurs!

     Logo CCE en forme de marteau

    Variation sur le logo CCE :
    "Le clou qui dépasse attire le marteau"

    Dans une société démocratique existent des libertés fondamentales - opinion, expression… - et des institutions pour les garantir, à commencer par des tribunaux légitimes, où les fonctions d'accusateur et de juge sont distinctes, où l'on s'attache à protéger les droits de la défense, etc. Dans une société totalitaire, la "pensée" unique s'impose, l'opinion est muselée, toute idée dissidente est proscrite sans débat, son expression est une infraction relevant de tribunaux d'exception, le judiciaire est inféodé à l'exécutif, etc. Sans même parler de manipulations plus insidieuses sur lesquelles nous reviendrons, une première question se pose : ici, où sommes-nous ?

    Cette façon de fonctionner est-elle le meilleur choix pour promouvoir les valeurs et le Projet du CCE ? Quoi qu'il en soit, pardon de vous présenter un texte peu affiné (pour les raisons mentionnées) et sur un registre si navrant (je ne l'ai pas choisi, tant s'en faut). Malgré tout, bonne lecture !

    Vous n'avez pas aimé lire ce chapitre ?
    Dites-vous que je n'ai pas aimé l'écrire.
    Et moi, pour me consoler, je me dis que
     diagnostiquer le mal n'est pas le guérir, mais
     qu'on le guérit rarement sans l'avoir diagnostiqué.

    Vladimir Volkoff
     Petite histoire de la désinformation
    Ed. du Rocher, 1999

     

    > Sommaire général  .  > Dossier à décharge  .  Suite > En très bref... Fin de règne ?